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Se lancer dans la Silicon Valley, et si c'était vous ?

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Qui ne rêve pas de faire le grand saut et de s'expatrier au pays de l'Oncle Sam ? Chaque année, quelque 60.000 start-up sont créées dans la Silicon Valley, à San Francisco. Et si c'était vous le prochain à vous lancer ? Mais, avant de boucler votre valise, glanez les conseils avisés d’entrepreneurs qui ont traversé l’Atlantique.

#1 - Éprouver son idée avant le départ

Élisabeth Mouchy est une jeune entrepreneuse française, expatriée dans la baie de San Francisco depuis 2012. Fondatrice de Daylighted, une start-up dans le secteur de l'art, elle préconise une première étape avant le grand saut. "Avant de partir, surtout dans le cas d'un premier business, il est toujours plus crédible aux yeux des futurs clients ou investisseurs américains d'avoir un produit déjà éprouvé sur le marché français, même à l'état de test. Une bonne idée est d'abord jugée par les utilisateurs eux-mêmes."

#2 - S'y installer réellement

Cofondateur de The Cosmo Company, Michel Morvan, a créé son entreprise en France avant de la lancer à San Francisco. Collectionnant les aller-retour, il constate après expérience qu'une présence en pointillé ne suffit pas. "Cela ne montre pas un réel engagement de la part du chef d'entreprise face à de potentiels investisseurs. Lorsque nous avons décidé de nous lancer ici, je venais une fois par mois. Nous avions des touches avec des clients mais qui ne se transformaient pas. Depuis un an et demi que nous nous sommes installés, nos ventes se développent enfin. Nous avons cependant souhaité garder notre R&D en France, ce qui, du point de vue des Américains, est un atout. La France est très bien réputée pour ses compétences en recherche."

 

N'ayez pas de complexe d'infériorité et faites-vous confiance. Montrez que vous êtes fonceur, ambitieux.
N'ayez pas peur de vous fixer des objectifs élevés. Ici, se planter n'est pas mal vu, mais est plutôt considéré comme un gain d'expérience et une forme d'apprentissage.

#3 - Venir accompagné

Après avoir intégré l'accélérateur international Y Combinator dédié au développement de start-up, Bruno Didier, fondateur de la société Trackin, reconnaît l'intérêt d'un accompagnement. "Intégrer un incubateur ou un accélérateur de start-up pour poser le pied sur le sol américain facilite les démarches. Cela permet de toucher rapidement un réseau et d'être mis en contact avec des personnes ressources.”

 

#4 - Cibler exactement ses objectifs

Selon Géraldine Le Meur, cofondatrice de LeWeb, "arriver la fleur au fusil en pensant que les choses sont plus simples ici est une erreur. Face à une concurrence plus rude qu'ailleurs, il vaut mieux savoir ce que l'on cherche. Des compétences ? Un réseau ? Le jeune entrepreneur français doit avoir une vision claire de ses objectifs tout en restant très ouvert."

 

#5 - Bien s'entourer

Sylvain Kalache est le cofondateur du réseau de développeurs français While 42 et de la plate-forme d'emploi international TechMeAbroad. Il vient d'ouvrir une école d'ingénieurs à San Francisco (la Holberton School) après avoir levé 2 millions de dollars auprès d'investisseurs américains et français. Selon lui, "intégrer un réseau est l'une des clefs pour comprendre la culture locale et les codes de conduite à tenir. Un entrepreneur français ne doit jamais hésiter à se rendre à des événements pour réseauter".

#6 - Raconter votre histoire de façon synthétique

Jean-Louis Gassée a notamment lancé Apple en France en 1981, avant de rejoindre la Californie il y a 30 ans. Serial entrepreneur, désormais capital-risqueur, il distille régulièrement ses conseils aux entrepreneurs français venus à la conquête de la Silicon Valley. Si le rencontrer est déjà en soit un conseil, Jean-Louis Gassée constate une différence culturelle à gommer : "Les Français, et surtout les plus jeunes entrepreneurs, se justifient en abondance. Or, dans la Silicon Valley, il est inutile de démarcher des investisseurs avec des tonnes de documents pour prouver votre crédibilité. 3 feuilles ou 3 slides doivent suffire à synthétiser votre entreprise et à raconter l'histoire de votre projet, façon story-telling."

 

#7 - Penser mondial

S'immerger dans la capitale mondiale des start-up est une opportunité de changer de dimension, de voir plus grand et de se remettre en question. "Ici, il faut imaginer son business sous une envergure mondiale, explique Carlos Diaz, serial entrepreneur expatrié à San Francisco après avoir créé deux entreprises en France. Inutile de se mettre des barrières géographiques. Pour éviter d'avoir le vertige, surtout s'il s'agit d'un premier business, il faut s'entourer d'une équipe meilleure que soi, et ne pas craindre, comme c'est de coutume en France, que l'employé prenne un jour la place du chef."

 

#8 - Ne pas avoir peur de l'échec

Renaud Visage, fondateur de la solution en ligne EventBrite, est installé outre-Atlantique depuis plus de 20 ans et est à la tête d'une entreprise valorisée de plusieurs centaines de millions de dollars. "N'ayez pas de complexe d'infériorité et faites-vous confiance. Montrez que vous êtes fonceur, ambitieux. N'ayez pas peur de vous fixer des objectifs élevés. Ici, se planter n'est pas mal vu, mais est plutôt considéré comme un gain d'expérience et une forme d'apprentissage. L'échec n'est qu'une étape vers la réussite."

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ETUD

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