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Le service civique dans l’éducation pour tous

Abd Al-Dahere, 23 ans
en service civique
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Abd au CASNAV de l'académie de Paris
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Onisep
Abd Al-Dahere est arrivé en France il y a deux ans. Ancien étudiant en droit, il a été contraint de quitter l’université d’Alep en Syrie lorsqu'il était en troisième année de licence. Actuellement en première année de licence LEA anglais-arabe à Paris 3, il a décidé de faire un service civique de 11 mois et travaille depuis deux mois au Casnav (Centre académique pour la scolarisation des élèves allophones nouvellement arrivés).
Comment avez-vous connu l’existence du service civique ?
Lorsque je suis arrivé en France, je me suis inscrit à Paris 1 an pour apprendre le français et pour rencontrer des gens. J’étais très motivé. Puis, j’ai voulu aller plus loin, améliorer mon français et surtout aider les autres. J’ai des amis qui m’ont parlé du service civique, j’ai regardé le site et je me suis inscrit. J’avais coché plusieurs domaines car j’avais aussi envie d’aider les personnes âgées ou les personnes en situation de handicap. Et j’ai été pris ici, à temps partiel, 3 jours par semaine, de 9 h à 17 h, pour une durée de 11 mois. Le reste du temps, je suis à l'université. Mon emploi du temps est aménagé pour me permettre d’assister à tous les cours.

Aller plus loin...

Son histoire personnelle l’a poussé sur les routes pour un long voyage : après la Turquie, où il a appris la langue pendant un an à l’université d’Istanbul, il a séjourné à Berlin, en Allemagne, avant de rejoindre la France.

 

En quoi consiste votre travail au Casnav ?

Nous accueillons les familles étrangères nouvellement arrivées à Paris. Elles sont dirigées vers nous par les mairies des différents arrondissements de la capitale. Nous nous occupons surtout de leurs enfants mineurs. Beaucoup de ces familles sont déracinées. Elles sont dans des situations analogues à la mienne et je comprends leurs problèmes, car je suis passé par là. Je remplis les dossiers et les formulaires des différentes formations. Je travaille aussi avec les mineurs isolés, que j’accompagne au quotidien dans les écoles, pour servir d’interprète ou d’intermédiaire lors des démarches administratives. Même lorsque les personnes ont trouvé un logement, un travail ou une formation, je reste en lien avec elles et surtout avec les plus jeunes.

Y a-t-il des moments difficiles ?

Oui, car je continue mes études en même temps. Quand je termine ma journée au Casnav, je vais à la fac suivre des cours du soir jusqu’à 20 h. Je me couche à 22 h et je me réveille à 4 h pour réviser jusqu’à 8 h. J'ai des cours le samedi mais j’arrive aussi à m’accorder du temps pour sortir le soir avec mes amis.

Qu’est-ce qui vous plaît dans cette mission de service civique ?

Je sais que je suis utile, et parler plusieurs langues m’aide à communiquer avec des personnes d’horizons différents. Je parle français avec mes collègues, cela me fait aussi un entraînement régulier qui m’aide à progresser. Cet engagement est une belle expérience humaine. Je suis content de pouvoir aider ces familles sans rien attendre en retour. C'est pour moi le moyen de connaître la valeur du travail et de trouver ma place dans la société.

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Onisep

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